(FF — sr) — La Fanfare de la Ville de Romont avait choisi l’église de Mézières pour cadre de son concert de l’Avent. Dimanche soir dernier, un nombreux public avait répondu nombreux à l’invitation de la société organisatrice et se pressait dans les bancs de l’édifice.
En ouverture de concert, la fanfare des Cadets, une bonne vingtaine de musiciens, sous la direction de M. Simon Sulmoni, interpréta quatre pièces, dont deux de circonstance, «Silent Night » qui mit l’auditoire dans l’ambiance de Noël et « Rock the Bells » une variation jazz sur le thème de « Jingle Bells ».
En deuxième partie de la soirée, le public découvrit le choeur «Utopie ». Formé d’une quinzaine de jeunes de 14 à 20 ans, de la région, cet ensemble choral a vu le jour durant l’été dernier. Il est dirigé par un jeune chef, Gonzague Monney, de Lussy.
Bien que très jeune encore, ce choeur a envoûté le public qui pour ses six productions inscrites au programme a été rappelé trois fois. Ce résultat prometteur est le fruit d’un travail assidu. Maniant aussi bien l’anglais et le patois que le français, Utopie a régalé le public avec des partitions populaires, telles le « Méli-mélo» du Chanoine Bovet - dont on célèbre actuellement le 50e anniversaire de son décès - qui rencontra un grand succès auprès du public, ou encore un pot-pourri de rengaines chantées en canon, avec une grande maîtrise. Un concert de l’Avent ne se conçoit pas sans quelques mélodies de Noël et ce furent un noël alsacien, dans un arrangement de Gustave Doret d’après une mélodie ancienne, exécuté tout en finesse, et « les anges dans nos campagnes » avec accompagnement d’un quatuor de cuivres de la fanfare, moment émouvant associant choeur, musiciens et public à l’unisson.
Il appartenait à la fanfare de Romont de terminer ce concert. Après « The Last Spring » (le dernier printemps) de Grieg, partition dans laquelle le compositeur norvégien évoque la fonte des neiges et le gazouillement de l’eau qui s’écoule, l’ensemble romontois interpréta une composition toute en puissance de Jacob de Haan «Ross Roy » ainsi que le morceau de choix qu’il présentera à la prochaine fête fédérale de Fribourg, « Spirit of Indenpendence » de Jan van der Roost, pièce à l’écriture très moderne, dans laquelle les difficultés ne manquent pas. Autre pièce au programme, la barcarolle de Tchaikovsky qui a servi de musique pour le film l’Ours. Point final à ce concert, «Jingle BeIls>’ (Vive le vent) dans une harmonisation de Naohiro lwai, souleva l’enthousiasme du public qui en redemanda. La cerise sur le gâteau, ce fut le célèbre «Stille Nacht”, auquel le public s’associa.
Deux ans durant, la fanfare a été associée au concert de l’Avent donné par la Rose des Vents. L’an dernier, la société se produisit aussi à Mézières, village dont sons issus plusieurs de ses membres. Ce concert deviendrait-il dès lors une tradition. On ne peut que l’espérer.
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